L'enseignement

Mise à jour des cours de mathématiques en IUT

J'ai mis à jour la page de cours de mathématiques en IUT, filière GE (Génie Electrique). Il s'agit de différents chapitres en vue d'une mise à niveau d'étudiants arrivant d'horizons différents (BTS, DUT ...) 

Plus de renseignements sur la page "Cours IUT" correspondante.

 

Voici les chapitres traités :

Nombres complexes + exercices corrigés

Dérivées et calculs d'incertitudes + exercices corrigés

Fonctions ln et exp + exercices corrigés

Décomposition en éléments simples + exercices corrigés

Calcul intégral + exercices corrigés

Equations différentielles + exercices corrigés

 

Le cours d'algèbre linéaire qui suit est une approche très basique des espaces vectoriels, des applications linéaires, pour finir par du calcul matriciel et de déterminant. Tout cela dans un but utilisable en pratique dans les ev de dimension 3 ou 4 maximum.

Algèbre linéaire + exercices corrigés

Les professeurs agrégés : y a-t-il un « malaise enseignant » ?

Extraits choisis du document : http://www.societedesagreges.net/r-malaise.pdf

Y a-t-il un « malaise enseignant » ?
Enquête de la Société des agrégés de l’Université sur le moral des professeurs du second degré, 2009 - 2010

le métier de professeur qui est, dans son principe, un métier intellectuel ne parvient plus, dans les conditions actuelles, à satisfaire sur ce point ceux qui l’exercent.

Le malaise semble également naître des contradictions majeures entre les injonctions actuelles adressées aux professeurs et la nature même de leur métier :
on leur reproche d’être des intellectuels alors que c’est le coeur de leur métier ;
lorsqu’ils apprécient leur liberté pédagogique, on leur répond travail en équipe mais lorsqu’ils demandent de l’aide devant un cas difficile, on leur objecte la libertédu professeur et sa responsabilité personnelle ;
ils ont l’impression d’être exposés àdes situations difficiles sans aide ni protection suffisante ;
ils observent une multiplication des responsabilités étrangères à leur tâche d’enseignement sans que la contrepartie leur semble compenser la perte de prestige et de temps qui en découle.

l’absence de reconnaissance de leur travail par les personnes qu’ils côtoient tous les jours ;

ils ne se reconnaissent pas dans l’image du bourgeois nanti qu’ils renvoient à certaines catégories de population alors que leurs ressources financières et les avantages qui leur sont consentis sont moindres que ceux des cadres ayant accompli le même nombre d’années d’études qu’eux ;

ils ne se reconnaissent pas non plus dans l’image de l’embusqué, peu prompt à travailler que les classes plus aisées de la population voient en eux, alors que, dans la réalité, ils ne comptent pas leurs heures.

Le besoin de renouvellement intellectuel est avancé par 70,0% dont 54,7% considèrent qu’il constitue la raison principale de l’envie de démissionner. On retrouve cette caractéristique en plusieurs endroits du questionnaire. Cette réponse souligne un réel problème : le métier de professeur qui est, dans son principe, un métier intellectuel ne parvient plus, dans les conditions actuelles, à satisfaire sur ce point ceux qui l’exercent.

Le professeur débutant est un intellectuel qui, aimant la matière qu’il a étudiée de façon approfondie, est désireux de transmettre ses connaissances à son auditoire. Peu soucieux d’avantages matériels, il est cependant attiré par la sécurité de l’emploi tout en appréciant la souplesse et la liberté offertes par le métier de professeur.

 

"Je suppose ou j’ose supposer que les quelques compétences scientifiques que j’ai pu acquérir tout au long de mes études seront plus utiles ailleurs que dans une classe où un BAC+5 me semble superflu pour, par exemple, confisquer le portable, le lecteur MP3 ou les ciseaux avec lesquels on joue."

Les professeurs déplorent qu’on alourdisse leur charge de travail avec des obligations qui ne relèvent pas directement de la fonction d’enseignement. Ils considèrent que c’est le manque de personnel d’encadrement et de conseil dans les établissements qui amène les professeurs à exercer des tâches sans rapport avec leur mission première.

Déçus par leur activité principale, certains professeurs peuvent se tourner, dans les limites fixées par la loi, vers une activité complémentaire. Quand ils en ont précisé la nature, on trouve, sans surprise, les vacations à l’université, la poursuite de recherches, la rédaction d’articles ou de manuels. La raison principale du souhait d’exercer une activité complémentaire, nettement en tête, est le besoin de satisfaction intellectuelle : 91,2% des personnes ayant déclaré souhaiter exercer une autre activité considèrent que ce besoin est une raison majeure de leur choix et 83,4% d’entre elles jugent qu’il a un impact très important. Si l’on considère l’ensemble du panel interrogé (et non plus les seules réponses positives), ce sont 60,2% des professeurs interrogés qui souhaitent exercer une activité complémentaire pour enrichir leur vie intellectuelle.

 

 

 

C'est quand le prochain DS Madame ?

J'ai un élève en Terminale ES, un peu spécial, il est souvent seul et n'écoute pas le cours, il n'écrit pas grand chose. C'est un redoublant. Encore quand on fait des probabilités, il suit à peu près car il comprend mieux, même s'il ne fait pas l'effort de rentrer dans la logique et du coup ne comprend pas tout, il arrive à faire des choses.

Mais quand c'est les fonctions (le gros morceau du programme des ES), alors là c'est no man's land. Il me fait presque pitié, ce matin il a passé les 2 heures au fond à ne rien écrire, même pas à discuter, à s'ennuyer quoi. Au début de l'année, j'ai essayé de le mettre au travail, d'abord gentillement, puis fermement, j'ai fini par le punir quand il n'écrivait rien ou qu'il passait son temps à faire autre chose qu'à suivre. Peine perdue, cela ne le motivait pas davantage. J'ai changé de tactique, je le valorise quand il répond quelquechose, j'essaye de lui montrer qu'il sait faire des choses quand il s'y met. Puis quand il a rendu copie blanche je l'ai signalé aux autres professeurs, sans pour autant savoir quoi faire de mieux !

Le pire c'est qu'il a toujours son livre, il ouvre à la page de l'exercice mais ne cherche pas.Quand je suis passée à coté de lui ce matin, en lui demandant pourquoi il ne cherchait pas, il m'a dit "J'attends la correction". Je luis ai alors fait remarquer qu'il n'avait pourtant pas copié la correction des précédents exercices, ce à quoi il a répondu "C'est quand le prochains DS ?"

M'enfin, y'a pas que le DS dans la vie, on est aussi là pour apprendre des choses. Je n'ai pas osé lui dire cela, ce n'est pas moi qui ai le Bac à la fin de l'année, avec une première chance déjà envolée.

Comment on en arrive à une telle démotivation, je ne sais pas. On est largement au-delà de la carotte ou du baton qui marche avec les autres.

 

 

 

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